Cet instrument de musique, plutôt archaïque, a la forme d’un arc auquel est accroché une calebasse. Faisant aujourd’hui parti du patrimoine instrumental du Brésil il est couramment utilisé pour rythmer la capoeira, cette danse qui mime un combat. Mais ses origines sont liées à l’immigration africaine du temps où les portugais « exportaient » des esclaves de leurs colonies. On trouve même cet instrument , sous le nom de Malunga chez les Siddhi, un groupe ethnique habitant l’Inde et le Pakistan qui est issue de l’immigration africaine.
La corde est frappée par un bâton de bois et le réglage de la tonalité est assuré par une petite corde (photo 3). La calebasse sert de caisse de résonnance et s’appuie sur le ventre de l’instrumentiste qui peut étouffer plus ou moins le son. L’ instrument présenté parait assez ancien, de par ses cordes faites de lianes enliassées. Aujourd’hui les cordes des Berimbaus sont en acier, le son produit est donc très métallique ! Le bérimbau peut se jouer avec un Caxixi, sorte de maracas en forme de panier rempli de graine. Un anneau de fer (ou une pierre) permet de régler la tonalité de la corde.